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ASSOCIATION CHASSE MARITIME DE LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

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Association Chasse Maritime de la Baie du Mont St Michel

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Association Chasse Maritime de la Baie du Mont St Michel

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NOTRE TERRITOIRE DE CHASSE

Devant la merveille


L’association a l’autorisation de pratiquer la chasse sur le domaine public maritime du fait d’une amodiation des services de l’État (préfecture de La Manche). Elle détient une COT (Convention d’Occupation Temporaire), anciennement AOT, qui donne lieux à l’attribution de baux de chasse auxquels est annexé un cahier des charges. Renouvelable tout les 9 ans.
La chasse est régie par la réglementation du code de l’environnement.

La superficie du territoire est de 22000 hectares, s’étendant de la limite du département de la Manche avec Ille et Vilaine et la pointe du Roc à GRANVILLE.
La baie possède trois fleuves côtiers, à savoir le Couesnon en provenance de Pontorson qui est en réserve de chasse et qui jouxte le Mont Saint-Michel.
La Sée venant d’Avranches et la Sélune venant de Pontaubault qui se jettent en baie.
Sur cet espace est implanté une réserve sur les polders Ouest du Mont Saint-Michel pour une superficie de 7850 hectares dont 50 aménagés avec des plans d’eau (36ha dans la Manche et 14ha en Ille et Vilaine).
On remarque aussi dans cette baie la présence du rocher Tombelaine qui représente une réserve ornithologique.

Dans la baie, la chasse aux gibiers d’eau peut être pratiquée sous certaines conditions. En effet, la pratique de la chasse est interdite de 08 heures à 20 heures, de la date d’ouverture jusqu’au 31 août inclus sur le secteur du domaine public maritime allant de la plage de CAROLLES jusqu’à la pointe du Roc de GRANVILLE. De même, l’exercice de la chasse est interdite sur la partie Nord de la plage du Pignochet à SAINT JEAN DE THOMAS. Nouvelle disposition entrant en vigueur en 2024.

Situation identique d’interdiction dans un rayon de 300 mètres autour de à la pointe du Grouin du Sud sur la commune de VAINS, lors des grandes marées en août et septembre. (voir règlement intérieur)
La chasse est interdite sur le Couesnon à partir du barrage jusqu’à la limite du domaine public maritime, cet espace est une réserve de chasse de l’association.
Le territoire est constitué de différentes structures sédimentaires.

On y retrouve du sable, de la vase, des herbus ; le tout avec des criches, des filantes d’eau permettant l’apport d’eau sur des mares naturelles ou artificielles entretenues par les gestionnaires de gabions.
La baie est partagée par différents utilisateurs : touristes, agriculteurs, pécheurs, randonneurs, scientifiques, etc…
Sur l’ensemble du territoire de l’association sont implantés 17 gabions. Six installations sur les herbus Nord de l’association et onze sur la partie Sud.

Depuis des décennies, cet espace naturel évolue en permanence au gré des vents et marées. Malheureusement, il est constaté à ce jour, un gain des herbus tant en hauteur qu’en superficie du fait d’un envasement de la baie. Le territoire de chasse en est impacté en terme de déplacement, de sécurité et de pratique de chasse.
Ces changements ont eu un impact sur le biotope et ont entraîné un nouveau comportement des oiseaux migrateurs.

qui sommes nous


L’association compte 11 administrateurs dont le président est Monsieur RICHARD Alain. Ces personnes ont en charge la gestion de l’association d’un point de vue réglementaire et financier.
Les administrateurs veillent également à promouvoir la bonne pratique de la chasse sur le territoire.
La chasse aux gibiers d’eau est une pratique traditionnelle ancrée depuis très longtemps en baie. Initialement, elle était une source d’alimentation pour les habitants de la baie puis au cours du temps cela est devenu un loisir.
Le sauvaginier pratiquant ce type de chasse est amené à faire une sélection d’appelants pour attirer les oiseaux sauvages et d’avoir la possibilité de dresser un chien.

Pour la saison 2022/2023 l’association compte 555 adhérents, principalement domiciliés dan les départements de la Manche, de l’Ille et Vilaine, du Calvados et de l’Orne. Notons aussi la présence de chasseurs des régions du Nord, de l’Est, de Paris et du Sud-Ouest.
Cette pratique ancestrale veut rester une chasse abordable pour tout le monde. C’est pourquoi depuis de nombreuses années le conseil d’administration tient à garder un prix d’adhésion unique de moins de 50 euros à l’année pour donner l’accessibilité à tous les chasseurs.
La carte d’adhérent permet la pratique de plusieurs types de chasse sans distinction.

MODES DE CHASSES



La chasse en baie peut se faire sous différentes manières et elle permet le tir des anatidés et des limicoles.


La chasse à la botte consiste à se déplacer sur l’estran avec ou sans chien afin de lever un oiseau remisé sur les herbus, dans une criche ou vasière qui s’envole devant le chasseur .

La chasse au montant de mer de jour consiste à se mettre au flot de la marée et à reculer avec le montant de la mer. Cette pratique permet le tir d’oiseaux au vol suivant la progression du flot de la marée. Un bon chien de rapport est parfois utile. Notons que ce mode de chasse demande une connaissance parfaite du lieu ainsi qu’une grande appréhension des marées (heure et coefficient).

La chasse à la passée du soir consiste à se positionner sur les herbus mouillés ; devant une mare naturelle avec ou sans appelants, afin de permettre le tir au vol d’un oiseau venant se remiser sur ces espaces en eau.
Ce mode de chasse est autorisé jusqu’à deux heures après le coucher du soleil. Le chasseur doit être attentif aux bruits d’ailes pour détecter l’arrivée du gibier avant de pouvoir l’apercevoir et de le tirer . Il faut une certaine expérience pour avoir de la réussite.
Il est recommandé de bien connaître sa zone de chasse car le retour vers la côte se fait de nuit.

La chasse au trou le matin, possible uniquement qu’à partir de deux heures avant le levé du soleil. Cette chasse dite au trou peut aussi se pratiquer de jour.
Elle consiste à se rendre sur l’estran et plus particulièrement le long d’une rivière (Sée ou Sélune) ou une méandre afin de creuser un trou dans la tangue ou le sable pour pouvoir se dissimuler.
Elle représente une chasse rustique demandant une grande passion et une excellente connaissance des lieux en fonction du coefficient de la marée. Pour ce faire, le chasseur transporte des appelants vivants et des formes en plastique qu’il dispose sur l’eau pour attirer les anatidés sauvages.

La chasse au « gabion » se pratique dans une installation fixe positionnée sur les herbus de la baie par l’homme. Il s’agit d’un abri en dur enterré possédant une mare sur laquelle sont placées des appelants pour attirer ses congénères sauvages.
Cette chasse se pratique de nuit.
Un « gabion » permet d’accueillir plusieurs chasseurs, généralement pas plus de cinq.
Le principe de chasse consiste à surveiller à tour de rôle la mare en étant à l’écoute des appelants chantants. Le but est de détecter la présence d’un palmipède sauvage posé et de procéder à un tir pour prélever cet oiseau.